Aller au contenu

Dans quel état j’erre ou dans quelle étagère

Je vais rester cette semaine dans la légèreté, rapport à une actualité peu incline à l’être, elle.

Je reviens à mes moutons, l’objet de Mode9 : les fringues, la sape, les bouts de tissu, les atours, la fanfreluche, la fashion, le style, la dégaine, la silhouette,… Je ne vais pas en faire le sujet principal de ce rendez-vous mais je ne peux tout de même pas laisser ça complètement de côté, n’est-ce pas ? C’est par ce biais que l’on s’est connues et j’ai encore plein de choses à dire sur le sujet, vous imaginez… Pour ne pas paraître dogmatique, comme j’ai pu le faire dans les cahiers de style puisque qui dit conseil dit “mais écoutez moi bordel”, je vais parler ici à la première personne.

Merci de lire ! Abonnez-vous gratuitement pour recevoir de nouveaux posts et soutenir mon travail.

Parisienne, mon dressing était très urbain, my taylor is rich comme dirait l’autre. Je n’étais pas trop tournée vers les fanfreluches, les pièces romanti-cucul.

Depuis que je suis sudiste, mon vestiaire à évidement évolué, parce que plus le même quotidien, plus le même climat, plus la même ambiance de rue. Suis-je devenue Cagole ? hum hum continuez de lire pour savoir…

Si la base de mon dressing est restée la même, le stylisme lui a quelque peu changé, pour les mêmes raisons que celles citées précédemment. J’ai bien eu la velléité de partir sur tout autre chose au départ, parce que quitte à changer autant tout changer (déjà que je gardais Relou, ça va bien comme ça), mais je me suis vite rendue compte que ça ne me correspondait pas – du genre, je vais me la jouer bibiza staïle à l’année, en hippie girl restée scotchée à ses caftans, quincaillerie et autres robes exhalant la cigarette qui fait rigoler. Ouais bah non ! De toute façon je ne supporte pas la cigarette qui fait rigoler, au bout de 2 taffes, je me réincarne dans l’ado d’Exorciste, voyez le genre… Je vomito quoi. Y’a un temps pour tout ma bonne dame, un temps pour prendre ses aises et un temps pour prendre sur soi, reprends-toi Josiane, un peu de dignité.

Et puis ici, point de “débraillage” comme il en est coutume dans les villes côtières. Les touristes pensant que l’espace plage s’étend à la ville entière. A Aix, c’est smart, pour ne pas dire boubourges, mais attention, pas bobos. Ici les femmes de ma génération ont une fâcheuse tendance à te scanner des pieds à la tête avec un air légèrement belliqueux (ce qui n’est pas le cas à Paris ou tu peux te balader avec un écureuil sur la tête, personne ne fait attention à toi). J’adore cette ville mais je sens qu’il y a une forme de compet’ et de statut social à tenir. Vous savez ce que j’en fait moi de tout ça ? Je monte d’un cran et je surplombe. Parce que c’est bien connu, les Parisiens sont tous des putains de snobinards condescendants. Pffff – Donc ma période hippie a duré à peine un été et je suis retournée à ce qui me correspond le mieux, un truc à ma sauce, un peu minimaliste, légèrement bohème aux accents seventies rock/western (sur le papier ça ne veut rien dire ce gloubiboulga !), enfin j’en sais trop rien, je sais ce que j’aime mais je ne cherche pas à le définir spécialement. Déso, je n’ai pas fait mon profil Kibbe (la bonne blague), je ne postule pas au casting d’un groupe de K-pop, les stéréotypes, très peu pour moi. Je suis la femme nawak !

Alors quoi de 9 ?

Des robes, des robes, des robes (manches courtes ou bretelles) et des jupes légères pardi, puisque 7 mois de l’année, il ne m’est possible de ne porter que ça. Ça “pegue”, comme on dit ici (ça poisse, ça colle, ça dégouline). Les robes n’étaient pas mes pièces préférées à Paris, parce que trop faciles, trop évidentes, je m’en lassais vite et surtout ne les portais que très rarement (rapport à la météo). Ici je dois dire, que jupes et robes sont amorties au max. Je vous parlerai dans un autre post de ma façon de consommer dorénavant. Oui le changement s’est appliqué à tous niveaux, un vrai reset. Aujourd’hui je reste focus sur le sujet. Je n’aurais pas acheté, à Paris, le style de robe que je porte ici ( exemple ; des Ulla Johnson ou des Dôen) trop primesautières mais sous le ciel bleu, j’en ai envie et ça marche bien. Pour les jupes, des modèles tels que ceux que je portaient dans les 90’s (à la Caroline Bessette quoi) et des jupons qui sentent le lavandin, auxquels je n’aurai pas jeté un oeil à Paname. Prouvençau jusqu’au bau des onglau.

Et surtout je suis revenue à des choses plus féminines, mon mec m’appelle l’Italienne, Monica Bellucciote c’est moi ah ah. Vous voyez, la cagole pointe un bout de son nez. Ça va finir en Jeanine et Mercedes, toute de léopard vêtue cette histoire.

Des hauts tout aussi aériens. J’avais beaucoup de chemises et de blouses manches longues, ici elles restent au placard.

Concernant les autres mois de l’année (novembre à mars), le vestiaire dit automnal – veste, blazer, blouson/veste en cuir, bomber – marche à plein régime. J’ai gardé mes manteaux en laine (que je porte rarement en fait. Je préfère les blousons dernièrement), mais dégagé ma grosse peau lainée qui n’avait aucune utilité ici.

Au rayon chaussures, les trop hautes, inconfortables que l’on garde au cas où y aurait une soirée de l’ambassadeur ne sont plus d’actu. Puisque d’ambassadeur, il n’y a point ici, une Mairesse tout au plus et mes soirées ne sont pas des pinces-fesses. Dans la ville, il y a des pavés, alors mieux vaut être bien dans ses pompes. Le max c’est petit talon de 4 cm. De la mule préférablement puisque j’ai toujours été une tête de mule uh uh. Ce qui est bien c’est qu’ici elles sont portables 8 mois de l’année, j’éxulte ! En sandale-mule, en moca-mule, en tiag-mule, en tong-mule, en escarpe-mule, c’est la libération du talon. La pompe qui me définit le mieux. J’en porte depuis la fin des années 80, c’est mon côté Anna Wintour.

Côté sac, là encore du changement. Moi qui était une adepte inconditionnelle du cross-body format cassette, parce-qu’à Paris il faut avoir les mains libres, dés fois qu’il faille distribuer des pains, et ben ici , je n’en porte quasiment plus. Le sac cabas/sac fourre tout, est devenue mon meilleur ami puisque j’y trimbale tout un tas de trucs telle une working-girl buzzy buzzy mais sans working et sans buzzy. Faut savoir s’adapter !

Grosso modo voilà ce qui a changé, mais plus que tout autre chose, c’est le lâcher prise. Je m’habille en 5 mn chrono sans me poser de question. En même temps, depuis début mai la base de mon outfit se résume à une robe, des chaussures ou une jupe, un top, des chaussures. Mais j’ai tout de même le sentiment de mieux appréhender mon vestiaire qu’avant, d’être plus tigth dans mes choix, de mieux me connaitre. Je pense aussi que cela est dû au fait d’avoir moins de sollicitations consuméristes ici et par conséquent d’être moins influencée par ce que je vois mais plus par ce que je suis et j’aime mieux cette fille là.

Merci de lire ! Abonnez-vous gratuitement pour recevoir de nouveaux posts et soutenir mon travail.

Lire cet article sur Substack